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Les différents moteurs de
Solex
sont relativement simples et standards. Les nouveaux modèles
ont
toujours remplacé les précédents avec
uniquement quelques
évolutions. Cela présente l´avantage de
pouvoir
trouver des pièces parfois neuves comme les pochettes de
joints
et de les utiliser sur d´anciens modèles.
De plus, certaines pièces sont
interchangeables suivant les
modèles bien qu´elles ne soient pas
complètement
identiques. Cela ne satisfera pas les puristes mais permettra
à
certains Solex de tourner en attendant de trouver la pièce
d´origine...
Coeur du moteur
- Nettoyage du moteur : A
réaliser
à l´aide d´un pinceau et d´un
dégraissant (de l´essence par exemple)
- Démontage du
moteur : Il est
fixé au cadre quatre vis qui sont à
démonter
avec celle qui tient la commande de gaz sur le carburateur. Une fois le
moteur déposé, les triangles de support moteur
sont
accessibles et à traiter de la même
manière que le
cadre. Le démontage du filtre à air, de la
bougie, de la
culasse puis du cylindre ne posent pas de problèmes
particuliers.
Si
le piston est bloqué dans le cylindre, il faut
démonter le côté du carter moteur puis
l´écrou qui maintient la bielle sur le
vilebrequin. Le
cylindre déboulonné, il suffit de lever
l´ensemble
cylindre piston bielle en faisant tourner le vilebrequin et retirer
l´ensemble par le côté. Après
avoir
laissé plusieurs jours le cylindre rempli de
dégrippant,
enlever le piston au marteau avec une cale en bois. Au mieux la bielle,
voire le cylindre s´il n´est pas marqué,
sont
à récupérer.
Pour débloquer un piston bloqué dans le cylindre,
voici
une astuce : mettre l'ensemble au congélateur, car l'alu se
rétracte plus que la fonte donc le jeu cylindre-piston
augmente
avec le froid. Il est ensuite plus facile de le débloquer.
- Allumage :
Le volant magnétique
s´enlève en démontant
l´écrou de
fixation et à l´aide d´un extracteur.
Les
différents composants de l´allumage, bobines, vis
platinées et condensateur, sont désormais
accessibles et
sont à nettoyer. Pour certains modèles, ils sont
disponibles neufs. Cet étage contenant l´allumage
est fixé
par 3 vis.
Leur démontage permet d´accéder
à
l´embrayage puis au roulement. Il n´est pas
nécessaire de tout démonter si le Solex ne
présentait pas de pièces défectueuses.
- Alimentation
: La pompe à essence, le
réservoir et le carburateur doivent être
démontés, nettoyés puis
remontés. Le
gicleur du carburateur peut être
débouché à
l´air comprimé. Les vis de la pompe à
essence ne sont
à serrer que légèrement pour
le
remontage sous
peine de casser.
- Le cylindre et la
culasse sont à faire
grenailler ou sabler (sablage fin !). Pour cela, monter la culasse sur
le cylindre
et fabriquer une pièce en tôle pour fermer la base
du
cylindre, ou mieux, monter deux ensembles cylindre-culasse.
Une
vielle bougie suffira à boucher la culasse. La culasse doit
être ensuite polie avec de la paille de fer et le cylindre
peint
en noir avec une peinture haute température.
- L´étape
du remontage : Les
pochette de joints et les segments pour les moteurs 49cm³ sont
disponibles neufs avec les re-fabrications de Solex. Il est possible de
faire certains joints en papier soi-même pour les autres
modèles. Les surfaces de contact entre culasse,
cylindre
et embase doivent être propres et lisses. Bien huiler la
bielle
et légèrement le cylindre lors du remontage. Les
compressions sont à vérifier en faisant tourner
le moteur.
Réservoir
Il doit être absolument propre pour ne
pas rester sur le bas côté de la route.
Il existe
plusieurs sortes de réservoirs :
Les premiers modèles de Solex
jusqu´à certains S 3800 sont
équipés de
réservoirs en
acier, de géométrie simple au début,
puis avec
deux nervures horizontales qui seront remplacées par un
emboutit
rond avec la marque Solex peint au centre. Pour les autres
modèles, des
S 3800 à partir d´environ Octobre 1966 aux Solex
5000, ils sont en plastiques noirs à
l´exception de ceux montés sur
les S 3800
"Luxe" et 5000 qui sont en plastique blanc ou gris.
Les réservoirs en plastique sont nettoyables
avec de l´eau sous pression, en ayant
démonté au
préalable le petit filtre, accessible par la conduite
reliant le réservoir à la pompe à
essence.
Les réservoirs en acier nécessitent un nettoyage
plus poussé. Ils doivent être absolument propres
à
l´intérieur. Pour ceux qui sont
rouillés, les
remplir partiellement de gravier, les agiter, et bien les nettoyer
ensuite
à l´essence. Il
existe des produits dans le commerce qui permettent de
déposer
une couche de vernis au fond qui emprisonne donc toutes les
impuretés.
Les coups et bosses sont plus durs à cacher. Pour les plus
petits coups, utiliser un mastic résistant à
l´essence.
Pour les plus gros et les trous, il y a la possibilité de
réaliser une soudure à
l´étain. Pour cela,
le réservoir doit être bien nettoyé,
sans trace
d´hydrocarbures ou de rouille, et l´acier doit
être
poncé "à blanc". Ensuite préparer la
surface
à recevoir l´étain en y appliquant du
flux (sorte
de crème) et remplir le
trou avec
l´étain à l´aide
d´un fer à
souder. Les excès de la soudure sont à
éliminer
avec une râpe et
une fine
couche de mastic peu faire la finition. Avant d´appliquer la
peinture noire finale, une couche d´apprêt est
nécessaire.

Le moteur est maintenant propre. Une
fois remonté sur le cadre, il ne devrait pas
présenter de difficultés à remettre en
route . Si ce n´est pas le cas, vérifier
que la
bougie donne bien une étincelle en la tenant avec une pince
isolante en contact avec le cylindre, câble haute
tension
monté, tout en faisant tourner le moteur.
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